vendredi 27 juin 2008

Taza تازة


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Taza s'est développée autour du couvent fortifié bâti par les Berbères au Xe siècle. Sa position stratégique entre le Rif et l'Atlas, a fait d'elle une place forte militaire convoitée par les peuples venus de l'est, désireux de conquérir les terres marocaines. Taza est passée tour à tour aux mains des dynasties qui ont accédé à la tête du Maroc.
En 1074 le sultan almoravide Youssef Ibn Tachfin prend la ville. Taza demeure sous son autorité tout au long du XIe siècle puis est enlevée en 1132 par le sultan almohade Abd al-Mumin et déclarée capitale provisoire du Maroc.
Pour lutter contre les Banû Marin des Zénètes originaires des régions présahariennes qui fonderont la dynastie des Mérinides cinquante ans plus tard, le sultan almohade fait élever une muraille autour de la médina. Les puissants rempart seront renforcés au XIVe siècle par les mérinides, puis au XVIe siècle par les saadiens.
Au XVIIe siècle, pour s'ouvrir les portes de Fès, Moulay er-Rachid s'empare de Taza. Il deviendra le premier sultan de la dynastie alaouite, toujours en place aujourd'hui.
En 1902, Rogui Bou Hamara (Rogui : prétendant au trône, Bou Hamara l'homme à l'ânesse), un notable de la cour du sultan Abd el-Aziz, revient sous une fausse identité au Maroc après un exil en Algérie. Il se fait passer pour le frère du sultan (Moulay M'hammed) et se fait proclamer sultan à Taza. Sous couvert de pieux sentiments, il conduit les berbères de la région à se révolter contre le vrai sultan. Bou Hamara reste maître de la ville pendant sept ans. Après avoir vendu aux Espagnols des concessions minières, il perd le soutien des tribus de la montagne. Il est capturé en 1909 puis livré aux fauves, fusillé et brûlé à Fès sur ordre du sultan Moulay Abd al-Hafid.
Conformément au traité signé le 30 mars 1912, Taza est placée sous protectorot français le 10 mai 1914 et demeure sous son influence jusqu'à l'indépendance.

Monuments:

L'artère principale de la vieille ville est animée par le Marché aux Grains et les Souks où sont vendus les nattes, les tapis, les bijoux, et toutes sortes d'objets artisanaux berbères fabriqués dans les montagnes. Elle se termine par une place d'armes au fond de laquelle s'élève la Mosquée des Andalous, dont le minaret construit au XIIe siècle est plus large dans sa partie haute qu'à sa base.
La rue Bab el-qebbour traverse la Kissaria, puis conduit à la Mosquée du Marché où elle rejoint Bab Jamaa, l'entrée principale de Taza. Plus au sud, à l'opposé de bab el-Rih, la porte du vent, un bastion du
XVIe siècle, ferme la casbah. Les remparts de Taza, construits au XIIe siècle et, plusieurs fois renforcés, ont été dotés au XVIe siècle, par le saadien Ahmed el-Mansour, d'un borj de 26 m de côté, dont la porte à herse et les casemates surmontées de terrasses témoignent d'une influence européenne très nette.

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Taznakht تازناخت

Taznakht (en tifinagh : en tifinagh ⵜⴰⵣⵏⴰⵅⵜ, en arabe : تازناخت) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Souss-Massa-Draâ.

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Télouet

Le village Berbère de Télouet se situe dans le haut-atlas, accessible par la route p31 du Tichka (Tizi-n-Tichka) qui relie Marrakech à Ouarzazate ancien fief du Glaoui pacha de Marrakech (nommé par Lyautey en 1918). Cœur de la tribu des glaoua qui tire sa richesse durant des siècles des droits de passages des caravanes reliant les régions subsahariennes à la côte méditerranéenne. La fin de ce privilège est dû à la construction dans les années 1920 par la légion étrangères de la route du Tizi-n-Tichka. El-Hadj Thami (le pacha Glaoui) y fait édifier la casbah au début du XXe siècle. Décédé en 1956 dans une totale indifférence pour avoir renié la cause nationale, la casbah est laissé a l'abandon depuis cette date. On ne peut imaginer en voyant le palais de l'extérieur, les richesses que l'on peut trouver à l'intérieur, certainement une des plus belles casbah de la région après le palais de la Bahia de Marrakech. Myrdhin

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Temara تمارة

Témara (arabe: تمارة) est une ville côtière du Maroc située à 6 km de la ville de Rabat.
La préfecture de Skhirate-Témara s'étend sur un territoire de 1 089 km², soit près de 13 % de la superficie totale de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër dont elle fait partie et 0,13 % de la surface du territoire nationale. La préfecture de Skhirate-Témara a été créée en 1983 dans le cadre de la politique de décentralisation et de déconcentration administrative.
Découpage administratif :
La préfecture de Skhirate-Témara comprend :
Quatre Pachaliks : Témara, Skhirate, Harhoura, Aïn Aouda.
Deux cercles : Témara, Aïn Aouda.
Cinq Caïdas : Aïn Attig, Sebbah, Mers El Kheir, El Menzeh, Sidi Yahya des Zaërs.
Découpage communal :
La préfecture de Skhirate-Témara comprend :
Quatre communes urbaines : Témara, Harhoura, Skhirate et Aïn Aouda.
Six communes rurales : Aïn Attig, Sebbah, Sidi Yahya des Zaër, Oum Azza, Mers El Kheir et El Menzeh.
Des atouts physiques et humains :
Cette préfecture possède d'énormes atouts tant naturels qu'humains, ce qui lui confère un avenir prometteur. En effet, les ressources naturelles et humaines dont dispose la préfecture sont : ressources en eau, forêt, qualité du sol, infrastructure routière et ferroviaire, proximité des deux capitales (administrative et économique), proximité d'équipements à rayonnement national, etc...
Ces potentialités lui accordent le caractère d'une préfecture stratégique pour le développement de la Région.
Une population en pleine évolution avec prédominance de la population urbaine :
La population de la préfecture de Skhirate-Témara comptait lors du dernier recensement de 1994, 245 000 habitants, soit une densité moyenne de 505 hab./km² contre 207 hab./km² au niveau de la région. En 2003, la population de la préfecture est estimée à plus de 350 000 habitants. Le développement démographique que connaît la préfecture de Skhirate-Témara est dû essentiellement à l'exode rural vers les villes et notamment Témara dont la population est passée de 48 600 habitants en 1982 à 180 000 habitants en 2003 (estimation). Il faut ajouter à cette exode, l'arrivée de nombreux ménages qui travaillent dans la capitale et logent soit à Témara soit à Harhoura.
Un paysage paisible :
La préfecture de Skhirate-Témara s'étend sur un plateau côtier large de 10 à 30 km, formé de pleines denses inclinées vers l'Océan. Il est délimité plutôt sur la base des critères administratifs et coïncide avec les limites de l'agglomération de Rabat-Salé et Skhirate-Témara, entre le barrage de Sidi Mohamed Ben Abdellah et le littoral atlantique.
Des ressources hydriques importantes :
La préfecture de Skhirate-Témara s'étend sur une nappe avec le système dunaire côtier. Le secteur hydrogéologique d'une superficie d'environ 315 km² est encadré par l'oued Ykem, l'oued Bou Regreg et l'oued Akreuch. Plusieurs cours d'eau bordent la région de Témara. L'oued Ykem au Sud, dont le cours inférieur ne dépasse pas 50 km de longueur draine, ainsi, un bassin-versant de l'ordre de 430 km².
Un climat océanique tempéré :
Le climat de cette région est méditerranéen de part sa douceur tant hivernale qu'estivale et l'irrégularité de ses précipitations. Il est, ainsi, tempéré, doux et humide en raison de l'influence atlantique le long de la côte (25 km de la plage).
Un patrimoine écologique riche et varié :
La préfecture englobe un ensemble d'étendues forestières naturelles et artificielles. La ceinture verte de Rabat, dont la superficie s'élève à 1 500 ha, constitue le principal espace vert de la région après celui de l'ancienne forêt de Témara fortement dégradée.

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Temsia Temsia

Temsia (en tifinagh: en tifinagh ⵜⴻⵎⵙⵉⴰ, en arabe : التمسية) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Souss-Massa-Draâ.

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Tétouan تطوان


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La ville de Tétouan (تطوان Titwan déformation du mot Tittawen en Amazigh Rifain (Tarifit), pluriel de Tit = oeil ou source) est la capitale et le centre culturel de la région du Tanger (Tanja) au nord du Maroc ; elle est considérée comme la ville la plus andalouse du royaume.

La ville est située dans la region du Pays de Jebala sur la chaîne de montagne du Rif au Nord Ouest du Maroc à environ 40 kilomètres à l'est de la ville de Tanger et à proximité du détroit de Gibraltar. Elle est située dans une vallée (la cluse de Tétouan) creusée par l'oued Mhannech dans les montagnes de la chaîne calcaire du Rif au nord et au sud. Près de Tétouan, on trouve plusieurs villes côtières très touristiques comme Mediek et Martil, et des villages de vacances comme Marina Smir et Cabo Negro.

La Wilaya de Tétouan s'étend sur une superficie de 10375 km².

En 2004, la population de la ville comptait 320 539 habitants (277 516 en 1994). La province comptait 624 399 habitants. Après Tétouan, les villes les plus peuplées sont Fnideq (53 559 habitants), Martil (39 041 habitants), Mdiq (36 596 habitants) et Azla (12 611) .

Histoire :
La présence de l'Homme dans la région de Tétouan date du Néolithique (5000 ans av. J.-C.), comme le prouvent les industries ibéro-maurusiennes trouvées dans la grotte de Taht El Ghar au sud de la ville, et dans El Ghar Lakhal près de Ceuta.La ville existe depuis le IIIe siècle av. J.-C., des vestiges des ères romaines et phéniciennes y ont été trouvés, provenant de la ville antique de Tamuda. Les Phéniciens quant à eux établirent un comptoir à l'embouchure de l'Oued Martil .
Le site de la ville est mentionné la première fois par le géographe andalou Abou Oubayd Al Bakri au XIe siècle, puis par des sources Almohades au XIIe.
Vers 1305, une ville fortifiée est établie par le sultan Merinide Abou Tabit. Elle sert de base pour attaquer la ville de Ceuta. En 1399, la ville est détruite par les Espagnols afin d'arrêter les attaques des pirates pour lesquels la ville constituait une base arrière.
C'est surtout l'occupation de Ceuta par les portugais en 1415, principale ville du Nord du Royaume de Fès, qui va accélérer le développement de Tétouan en tant que base stratégique pour mener les campagnes militaires contre les occupants et aussi pour servir de port principal vers la Méditerranée.
Selon l'historien Skirej, en 888 h (1483), 80 mauresques venus de Grenade avaient commencé à construire des maisons dans la partie dénommée Al Balad, mais étaient harcelés par la tribu des Beni Hozmar qui revendiquait la propriété du site. Ayant été informé de leurs plaintes, le Sultan Mohammad Ach-Chaikh Al Wattassi (m en 910 h, 1504) leur prêta 40 000 Mithqal et envoya 40 gardes de Fès et 40 du Rif pour les protéger. Il écrivit au gouverneur de Chefchaouen, Ali Ibn Rached (m. en 917 h, 1511), fondateur de la ville, pour lui demander de leur envoyer une personne compétente pour construire une muraille de protection. C'est ainsi que Mohammed ben Ali Al Mandari (m en 900 h, 1494), un commandant d'origine andalouse rejoignit la ville dont il deviendra gouverneur et architecte. Il est considéré comme le vrai fondateur de la ville.
En 1492, la Reconquista (reconquête de l'Espagne) se termine avec la chute de Grenade qui chasse du Sud de l'Espagne des milliers de musulmans et juifs qui s'installèrent dans la ville.
La population s'est trouvée augmentée également par l'expulsion massive des Mauresques par Felipe III en 1609 [5].
Ensuite, la ville connaît au XVII et XVIII siècles un grand essor grâce à son statut de port méditerranéenn (Martil) par lequel transitent les marchandises vers ou provenant de la capitale Fès, les autres ports marocains étant sous occupation portugaise jusqu'au début du {XVIII}. De nombreux consulats y furent établis.
Par la suite, la ville connaîtra un grand déclin, dont les causes sont d'ordre principalement politique. L'activité commerciale portuaire ainsi que les consulats seront finalement transférés à Tanger, port pouvant accueillir des navires plus grands. La ville connaîtra une grande épidémie de peste et sera envahie par l'armée espagnole en 1860.
Après l'occupation espagnole en 1913, Tétouan devient la capitale de la zone espagnole du Maroc, et servira entre autres comme tremplin aux troupes du Général Francisco Franco Bahamonde lors de la Guerre Civile espagole (1936-1939). Elle restera sous le protectorat espagnol jusqu'en 1956, puis la région sera réintégrée au Maroc.

Ethnographie:
La société tétouanaise était au début essentiellement constituée de Mauresques musulmans et juifs, auxquels se sont joints des familles de hauts fonctionnaires fassis envoyés par le Sultan. L'exode rural et l'activité commerciale ont vu l'installation de nombreuses familles Jebala des tribus voisines (Beni Hozmar, Beni Maadane, Beni Said, Ghomara, Beni Idder etc.). La ville a connu également l'arrivée de nombreuses familles algériennes qui ont enrichi la société par leur musique et leur patisserie à recettes turques. La composante rifaine est devenue nombreuse (Beni Ouriaghel), attirée par l'activité commerciale de la ville et fuyant les conditions montagnardes défavorables du Rif central. Les années 1960 ont vu diminuer rapidement le nombre de juifs, partis en Israel ou en Espagne, ainsi que les familles espagnoles qui étaient restées après l'Indépendance.
Comme dans le reste des villes andalouses du Maroc (Rabat, Salé, Chaouen et Fès), beaucoup de familles portent encore des noms mauresques (Moriscos), correspondant en général à des surnoms évoquant des lieux, comme Torres, Molina, Castillo, Aragon, Medina, Paez, Baeza, Morales etc.

Monuments et architecture:
Les quartiers de Tétouan appartiennent à 3 types de styles architecturaux différents: le style andalou (la Medina); le style espagnol du début et du milieu du 20ème siècle (Ensanche) et le style d'après l'indépendance (quartiers périphériques). Chaque style comporte des variantes plus ou moins importantes en relation avec l'évolution des styles et des matériaux utilisés.

La Médina:
La Médina (ancienne ville) de Tétouan est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Elle occupe aux yeux des spécialistes la première place de toutes les médinas du Maroc.
Le principal élément de la Médina est constitué par les remparts datant de la fin du XVe siècle qui entourent la ville. Ces remparts laissent le passage à travers 7 entrées qui sont: Bab El Oqla, Bab Saaida (vers l'Est), Bab Mqabare et Bab Ejjyafe (vers le Nord), Bab Nouader (vers l'Ouest), Bab Toute, Bab Remouz (vers le Sud). A l'intérieur de la ville, les ruelles sont pittoresques et grouillantes de monde. Les principaux quartiers, datant de la construction de la ville, sont: Laayoune, Essania, Trankat, Rbat Aala, Bled, Rbat Asfal et Mellah.
Les maisons de la Médina sont généralement très bien conservées par les descendants des propriétaires. Certaines ont bénéficié d'un programme de réhabilitation financé par la Junta de Andalucia. Du point de vue architectural, les maisons sont généralement constituées : (i) d'un rez-de-chaussée avec un couloir d'entrée (Zaguan, Dehliz) donnant sur un patio (Sahn), sur lequel s'ouvrent 2 ou 3 chambres fermées (bit), un salon ouvert (maqâad), la cuisine et les services; et (ii) d'un étage avec des chambres (ghorfa). Temporellement, les maisons obéissent à deux styles architecturaux différents:
- celles du XVIIe siècle comportent un patio avec des piliers et des colonnes (8 ou 12) supportant des arcades. La décoration est généralement austère.
- celles du XIXe utilisent les traverses de fer qui supportent l'étage.
Les maisons peuvent comporter ou non un jardin (Riad). La décoration est riche, utilisant les mosaïques de Fès, le bois peint etc.
Ces maisons, ainsi que les bâtiments publics, ont longtemps été desservis en eau potable à travers un réseau de canalisations depuis les sources de la ville. Ce réseau, appelé Skundu (déformation de l'espagnol segundo), a été développé par Ali Al Mandari en personne, qui a construit la ville le long d'une ligne de sources prenant naissance au pied du Jbel Dersa. Ce dispositif ingénieux, dont seuls avaient le secret pour des raisons sécuritaires le Gouverneur et l'ingénieur principal de la ville, alimentait toutes les maisons ainsi que les fontaines publiques, les mosquées, les hammams etc. grâce à la topographie en pente de la ville. Bien que très détérioré par les canalisations modernes, certaines maisons gardent encore des fontaines de cette eau limpide.
Outre les maisons tétouanaises, plusieurs mosquées, zaouias et places publiques et commerciales peuvent être visitées: Places: El Feddane (coeur de la ville sur lequel donne le Méchouar), Ghersa El Kébira (place de commerce varié), El Usâa (petite place pittoresque) Rues: Tarrafine (boutiques de bijoux) Mosquées: Al Jamaa Al Kabir (Grande Mosquée) Écoles traditionnelles: Madrasat Lukach, Zaouias: Sidi Ali ben Raissoun, Harraq, Abdellah El Hajj Bakkal,... Souks: Mesdaa (épices, fromages), Saquia El Fouqia (vêtements),...

El Ensanche:
Situé à l'ouest de la Medina, le quartier d'El Ensanche (prononcé Chanti par la population locale) représente le style architectural typique pendant le Protectorat espagnol. Il comporte essentiellement des immeubles de 5 étages avec des commerces au rez-de-chaussée. Certains bâtiments ont été réhabilités dans le cadre du programme de réhabilitation des bâtiments de Tétouan. L'intérieur est de type méditerranéenn, avec un couloir sur lequel s'ouvrent les chambres, les salons et les services. Les bâtiments peuvent être construits en complexe avec un espace vert central (cas de Pabellones de Varela).

Les quartiers périphériques:
Au cours de la période post-coloniale, la ville a connu un important exode rural, et une expansion des constructions à la périphérie de la ville. Si les maisons des anciens habitants obéissent aux règles de construction tétouanaises modernisées (Bab El Oqla, Ziyyana), les autres maisons n'ont aucun style particulier. Il s'agit en général d'un R + 2 carré, avec commerce au rez-de-chaussé sans décoration. C'est le cas des quartiers de Touilaa (émigrants), Saniat Errmel, Sidi Talha (Barrio Malaga) etc.. D'autres quartiers périphériques, cas de Korat Essbaa, Touilaa haut, Dersa et Samsa sont du type clandestin (constructions sans autorisation). Récemment, la ville a connu une meilleure planification, matérialisée par le développement de bâtiments modernes de 10 étages, situés surtout le long de l'avenue des FAR, et des zones de villas au sud de l'aéroport

Économie:
Longtemps liée au commerce international à travers le port de Martil, l'économie actuelle de Tétouan repose essentiellement sur le petit commerce et le tourisme balnéaire à clientèle surtout marocaine, bien qu'une clientèle européenne commence à s'installer progressivement à la recherche du soleil. L'infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide, mais la ville manque encore d'unités hotelières de bon niveau, probablement en raison de la concurrence des loyers particuliers et du coût d'acquisition des terrains.
Les unités industrielles cantonnées au Quartier industriel de Martil sont peu nombreuses et modestes. Plusieurs briquetteries sont installées dans la plaine de Martil sur la route de Oued Laou. De même, la région abrite une importante unité de production de ciment ainsi que de nombreuses carrières et d'unités de concassage, qui alimentant la région en matériaux de construction.
Une autre activité courante des tétouanais est la spéculation foncière, un moyen sûr de rentabiliser les capitaux, mais qui a largement contribué à l'augmentation des prix des terrains.
Une partie de la population vit encore du commerce de produits de contrebande ramenés de Ceuta, mais cette activité connaît un déclin notable en raison de l'amélioration de la qualité des produits marocains. Faute de travail, une grande partie des jeunes ont émigré vers l'Europe, en particulier vers l'Espagne, les Pays-Bas et l'Allemagne.
Le développement de Tétouan s'articule aussi autour de:
L'autoroute Tétouan - Fnideq
L'autoroute Tétouan - Tanger
Le port Tanger Med et sa zone franche Oued Negro à Fnideq
Les investissements étrangers directs des groupes mondiaux dans les secteurs touristiques, notamment le géant espagnol FADESA
Les transferts des marocains résidents à l'étranger
La proximité géographique de L'Europe

Culture et art :
Tétouan est d'abord un centre universitaire puisqu'elle abrite la Présidence de l'Université Abdelmalek Saadi (à Martil), la Faculté des Sciences (Tétouan), la Faculté de Lettres et Sciences humaines et la Faculté de Droit (à Martil), ainsi que l'École Normale Supérieure (Martil), qui accueillent les étudiants des régions de Tanger, Tétouan, Larache et Chefchaouen.
Elle dispose de nombreux espaces à caractère culturel:
L'Institut des Beaux-Arts
La Bibliothèque Générale
La Maison de Culture
Le Musée archéologique
Le Conservatoire International de Musique
Les Centres Internationaux de langues (Français, Espagnol, Anglais, Allemand, Hollandais...)
Les grandes Bibliothèques
Des bibliothèques et archives privés (Daoudiya, Bennouna, Torrès)
Sur le plan musical, Tétouan est également un centre de rencontre de plusieurs styles:
- la musique andalouse (Al Aala), principal genre de la ville, anime toutes les occasions festives. Le style classique hérité de l'école de Rabat, a été modernisé par Mohammed El Arbi Temsamani. Les principaux instruments sont le violon, le luth et les percussions (Tar et Derbouka). Le piano et les cuivres (saxophone et clarinette) ont été introduits par Temsamani.
- la musique d'origine algérienne est également présente par ses Qsaid de type Zendani, chantées par Mennana El Kharraz et Zohra Bettioua, surtout lors des réunions féminines.
- la musique rurale montagnarde est représentée par la Taqtouqa, la Aayta et Alala-Yillali. Les instruments principaux sont ici le violon, le luth, le Guembri et les percussions. Un danseur déguisé portant un plateau à thé accompagne presque toujours l'orchestre. Ce style a été modernisé et largement popularisé par Abdessadaq Chqara.
Sur le plan de l'art culinaire, la cuisine tétouanaise est réputée par sa qualité et sa variété. Ses plats, issus de la combinaison de nombreuses recettes (fassies, andalouses, rifaines, algériennes, juives,...), sont réputés à travers le Maroc, notamment avec ses salés-sucrés (poulet aux tomates caramélisées par exemple). La Pastilla tétouanaise, contrairement aux autres régions, ne comporte pas d'amandes. Les pâtisseries comportent des variétés spécifiques comme la Faqqassa, le Bechkettou (Bizcocho) khobza (cake), le Bechkettou pwiwa (cake non levé), les Qfafel, et les Qrachel préparés durant les fêtes de l'Aid, ou des variétés marocaines avec des retouches locales, comme le Kaab el ghazal décoré.

Festivals :

Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan
Festival International de Luth de Tétouan
Festival International de la Bande Dessinée

Sites naturels et loisirs :
Tétouan était réputée par ses sites naturels autour de la ville et dans la région. Les anciens se rappellent bien les nzaha à Kitane, Dardara, Bousemlal, Martil, Groura (actuel Cabo Negro), Sidi Abdesslam d'El Bhar... L'urbanisation de la ville et des localités à proximité (Martil, Mdiq, et généralement la zone côtière) a conduit à la disparition de la plupart des sites, et les amateurs de la Nature se tournent actuellement vers la région de Chefchaouen (Akchour Talasemtane).
Cependant, quelques sites sont provisoirement à l'abri de l'urbanisation galopante, comme la lagune de Smir, qui est une zone humide protégée par la Convention de Ramsar. Ce site accueille de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs pendant leur traversée du Détroit D'autres sites naturels sont localisés au Sud de la ville, sur les routes d'Oued Laou et de Chaouen. On y pratique des randonnées pédestres ainsi que la chasse (lièvre, perdrix, sanglier).

Principales personnalités tétouanaises:
Bien que les relations aient été généralement tendues avec les représentants locaux de l'Administration centrale de Meknès, Fès et Rabat, les personnalités tétouanaises ont souvent bénéficié de la confiance des Souverains du Maroc. Ainsi, plusieurs personnalités ont occupé à travers l'histoire du pays des postes ministériels, des postes de Lamine (gestionnaire des biens de l'État ou du Sultan), des postes d'Ambassadeurs (surtout dans les pays hispanophones) et même des postes de Protocole Royal. Parmi les nombreuses personnalités :
Mohammad Daoud, historien de la ville à travers son ouvrage Tarikh Tetouan en plusieurs volumes
Abdessalam Skirej (historien de la ville)
Abdelkhaleq Torres (politicien et résistant, fondateur du parti de la Réforme, ancien ministre)
Abdesslam Bennouna (ancien ministre et co-fondateur de la résistance)
M'hammed Benaboud père (résistant)
M'hammed Benaboud fils (historien de Tetouan et d'Al Andalus)
Ahmed R'houni (historien et sociologue)
Ahmad ibn Ajiba (fquih et soufi)
Dans le domaine culturel :
Abdessadaq Chqara (musicien)
Ahmed Benyissef (peintre, installé à Sevilla)
Saâd Benseffaj (peintre)
Mekki Mghara (peintre)
Mohamed Serghini(peintre)
Abdallah El Fakhkhar (peintre)
Mohammed Ismail (cinéaste)

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Thar Es-Souk

Thar Es-Souk (en arabe : ظهر السوق) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Taza-Al Hoceima-Taounate

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Tiddas

Tiddas (en arabe : تيداس) est une ville du Maroc appartenant à la province de Khémisset, région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër.

Tineghir

Tineghir, située dans le sud-est marocain, au sortir du Haut Atlas et face au jbel Sarhro, fait partie de la région de Ouarzazate. Le nom de Tineghir désignait initialement la montagne "IGHIR" qui signifié l'épaule, mais il s’est peu à peu étendu pour regrouper tous les villages des alentours et donner ce nom à toute l’oasis. La ville proprement dite de Tineghir (baladia tinghir) compte 36 000 habitants tandis que l’oasis dans son ensemble totalise 86 500 habitants selon le recensement de 2004. Tineghir, tout comme la région de Ouarzazate, est peuplée de Amazighs. Tineghir est au centre d’une des plus belles oasis du sud marocain. Cette palmeraie luxuriante s’étend sur environ 30 km sur 500 à 1500 m de large en suivant l’oued Todgha. Au sortir des Gorges, l’oued Todgha se fraie difficilement un passage sur les pentes sud du grand atlas (Tizgui), puis débouche dans la grande plaine pour serpenter légèrement sur une vingtaine de kilomètres jusqu’à Ferkla. La palmeraie de Todgha, très dense et très étendue, se compose uniquement des deux rives de l’oued Todgha, elle est irriguée par un réseau de canalisations qu’on appelle tirgouine (pluriel de targua). Absorbée par un grand nombre de ces canaux d’irrigation, l’eau de l’oued Todgha n’arrive généralement pas jusqu’à Ferkla. Son lit traverse Ferkla pour ensuite se jeter dans le Ghris, mais l’eau n’y arrive que lors de fortes crues et cela ne dure généralement que quelques jours. L'économie de la ville repose essentiellement sur l'agriculture, le commerce et les services liés au tourisme. Plusieurs familles vivent des virements de leurs proches immigrés en Europe. Des activités socio-culturelles connaissent une forte croissance depuis ces cinq dernières années, des projets visant l'éducation des jeunes enfants se multiplient dans un grand nombre de villages de la ville, et également des projets d'alphabétisation visant les personnes adultes et notamment les femmes, se mettent en place. Ces projets sont appuyés par un grand nombre d'associations sur place et à l'étranger ( GTF, APS, Atlassolidarité, [ASEKTER]http://asekter.zzl.org et beaucoup d'autres).

Géographie naturelle :
Tineghir est une immense oasis s'étendant sur environ 30 Km de longueur et variant de largeur entre quelques kilomètres en amont et 4 Km en aval. Le climat de la région de Tineghir est du type aride des régions subtropicales, c’est à dire chaud et sec, auquel s’ajoutent des hivers frais, en relation avec l’altitude (1430 mètres environ). Il n’y pleut que quelques journées par an, les précipitations les plus importantes ayant lieu surtout en automne et en hiver. La région de Tineghir est coincée entre deux massifs montagneux, s’étendant sur plus de 700 km de long, du sud-ouest au nord-est du Maroc : Le Haut Atlas au nord culminant à plus 4167m (Jbel Toubkal). L’Anti-Atlas au sud dont le Jbel Sarhro est la continuité. On parle alors de sillon Sud-Atlasique, où se situe d’ailleurs la route allant de Ouarzazate à Er Rachidia. Pendant l’ère secondaire, cette région a été envahie périodiquement par la mer, d’où d’épais dépôts de sédiments riches en fossiles marins (les ammonites étant largement représentées). La surrection de l’atlas, durant le tertiaire principalement, provoque le retrait de la mer et les déformations des strates de roches (plis, failles). L’érosion éolienne et fluviale finit de façonner ce paysage désertique de roches calcaires et argileuses. La rivière Todra a creusé au cours du temps ces couches de roches, ce qui a donné naissance à d’impressionnantes gorges hautes de 300m mais larges seulement de 10m à certains endroits. Cette rivière s’élargit ensuite et sur ses bords se développe un oasis de verdure (potagers, palmiers dattiers…) tranchant radicalement avec les couleurs ocre rouge de ce désert de pierres (reg).

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Tiznit


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Tiznit est une ville du Sud du Maroc à 690 Km de Rabat et à 80 km au sud d'Agadir, dans la province de Souss-Massa-Draa. La ville a été restaurée en 1882 par le sultan Alaouite Hassan 1er qui l'a dotée d'une longue muraille encerclant toujours l'ancienne médina.

La place El Mechouar constitue l'un des centres de la ville avec le palais du sultan Hassan Ier et en face le bâtiment où était installé sous le protectorat français le représentant de l'armée française.

La médina est divisée en quatre quartiers centrés sur une source ( La source bleue ). Cette source qui permettait l'irrigation de nombreux jardins a fait la réputation de la ville; mais elle a beaucoup perdu de son débit à la suite du creusement de la source de Reggada dans le village voisin d'Ouled Jerrar.

Tiznit a acquis une réputation internationale pour son orfèvrerie, dont la fibule est le symbole phare

Tiztoutine

Tiztoutine (en arabe : تزتوتين) est une ville du Maroc. Elle est située dans la province Nador dans le Rif.

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Tiflet


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Tiflet est une ville du Maroc dépendant de la province de Khémisset, au sein de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. La ville est située dans une position de relais à l’échelle régionale. Elle se trouve en bordure de la plaine du Gharb, à 50 km à l’est de la capitale Rabat et de la côte atlantique.

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Youssoufia

Youssoufia (en arabe : اليوسفية) est une ville du Maroc. Elle est située au milieu du Maroc, dans la région de Doukkala-Abda. Elle compte 60.000 habitants. Située à 60 km de Benguérir, à 90 km à l’est de Safi, à 100 km de Marrakech et 230 km au sud de Casablanca. L'histoire de la ville a commencé en 1931 avec le début d'exploitation d'un gisement de phosphate qui portait le nom de l'ingénieur français "Louis Gentil" et qui reste toujours la principale source économique de la ville. Ce gisement est classé deuxième en importance au Maroc après celui de Khouribga, le Royaume étant le premier exportateur et troisième producteur mondial de Phosphate. Le gisement de phosphate de Youssoufia est constitué de deux types de minerais. Un phosphate « clair » contenant peu de matières organiques. Mis en valeur à la fin des années 60, le phosphate « noir » est, quant à lui, riche en matières organiques. Le potentiel d’extraction avoisine les 1,2 million de tonnes de phosphate par an. L’exploitation en souterrain est mécanisée à 100%. Depuis 1998, le Groupe OCP exploite également la mine de Bouchane (Recette 6), située à 40 km du site de Youssoufia. L’extraction du phosphate en découverte est réalisée au moyen de Bulls. La production est ensuite traitée entièrement à Youssoufia. Depuis mai 2005 la totalité du phosphate est extrait en découverte. Le centre de Youssoufia dispose de 3 types d’usines pour le traitement du phosphate, à savoir l’usine de séchage, l’usine de calcination et l’usine de lavage-flottation. Le phosphate traité à Youssoufia est acheminé par train à Safi, soit en vue de son exportation, soit en vue de son utilisation dans les usines de fabrication d'engrais et d'acide phosphorique.
Le centre Minier de Youssoufia constitue un ensemble intégré doté de toute l'infrastructure technique et sociale nécessaire en vue d'assurer la mise en valeur du gisement, la continuité de son exploitation et le développement économique de la région. Le potentiel d’extraction est actuellement de 1,4 millions de tonnes de minerai sec et marchand et le potentiel de traitement final est actuellement de 7,3 millions de tonnes sec et marchand par an. La ville est connue également pour la qualité de son équipe de gymnastique qui a gagné plusieurs championnats du Maroc. Après les grèves des phosphatiers du 1986 à Youssoufia, l'état a procédé à une politique de marginalisation totale de la ville(..)

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Zagora


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Zagora (en tifinagh : en tifinagh ⵣⴰⴳⵓⵔⴰ, en arabe : زاكورة) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Souss-Massa-Draâ dans le sud marocain et est entourée de quelques belles kasbahs anciennes autour desquelles les bergers conduisent leurs moutons. Le désert est proche et le paysage prend une splendeur minérale dont l'éclat rejaillit sur les constructions.

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Ait Benhaddou

Aït-Ben-Haddou (tifinagh : en tifinagh ⴰⵉⵜ ⵃⴰⴺⵓ, arabe : آيت بن حدو) est une commune du Maroc. située dans la province de Ouarzazatee. Elle se présente comme un ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksarr qui est un type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle. Aït-Ben-Haddou est un exemple frappant de l'architecture du sud marocain traditionnel.
Tout autour de ce douarr un ensemble de villages se regroupe. Tous ont été attirés par une rivière qui traverse une vallée. Les habitants de ces douars sont pour la plupart des berbères anciennement nomades qui ont ensuite choisi la sédentarité pour des raisons diverses.
Le ksar d'Aït-Ben-Haddou est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.
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Ain Jemaa

Ain Jemaa (عين الجمعة) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Meknes-Tafilalet.

Ain Dorij

Ain Dorij (عين دريج) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Gharb-Chrarda-bni Hssen.

Aklim

Aklim (en arabe : أكليم) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de l'Oriental